Assurance scooter

Vous venez de faire l’acquisition d’un nouveau scooter. Il faut dire que ce véhicule est idéal pour gagner du temps lorsque la circulation est dense ou pour profiter de la belle saison. En revanche, on pense moins souvent à son assurance. La couverture minimale obligatoire est-elle suffisante ou devez-vous activer certaines garanties optionnelles ? Grâce aux informations et aux conseils présentés dans le texte ci-dessous, vous allez tout découvrir au sujet des assurances scooter ou 50.

Assurer votre véhicule est obligatoire !

Il est important de rappeler que tous les deux roues à moteur doivent nécessairement être assurés pour circuler légalement sur les réseaux (routier et urbain) français. Par conséquent, les véhicules avec une faible cylindrée (comme un scooter ou une petite moto 50 par exemple) ne sont exclus pas de ce dispositif. Cette couverture a pour objectif minimal d’indemniser les victimes en cas de sinistre dans lequel votre responsabilité aura été établie.

N’oubliez pas non plus que l’assurance scooter fonctionne sur le même principe que les autres contrats. On parle donc de cotisations, de bonus ou encore de surprime. Vous ne serez pas non plus surpris d’apprendre que l’assureur se réserve le droit d’actionner les exclusions ou les restrictions de garanties en cas de mauvais comportement de l’assuré. Parmi les raisons pouvant justifier une telle décision, on retrouve notamment :

  • La conduite sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue
  • Vous ne possédez pas de permis valide et adapté au véhicule assuré
  • Vous avez confié votre véhicule à un tiers sans en informé votre assureur
  • Vous circulez à l’étranger dans un état non couvert par votre contrat

Si vous vous retrouvez dans l’un des cas cités, vous vous exposez, au mieux, à une minoration de l’indemnisation prévue. En pratique, on observe que, généralement, l’assureur supprime la prise en charge. Il dispose même du droit de résilier votre contrat actuel sans que vous puissiez l’empêcher.

Enfin, il semble utile de rappeler ici que circuler avec un véhicule non assuré constitue un délit. En cas de contrôle ou de sinistre, vous vous exposez à une amende de 3 750 € et à l’immobilisation du scooter. Vous pourriez en plus être amené à répondre de vos actes devant la justice.

Quels paramètres influencent les tarifs des assureurs ?

Tout d’abord, il faut préciser que les assureurs sont libres d’établir par eux-mêmes leur grille tarifaire. En aucun cas, le législateur ne pourra imposer quoi que ce soit sur ce point. Néanmoins, les compagnies utilisent des outils similaires pour construire leurs tarifs.

Elles commencent tout d’abord par s’intéresser au profil du futur assuré. Quel est son âge ? A-t-il eu par le passé des sanctions administratives importantes comme une suspension ou un retrait du titre de conduite ? Loge-t-il en ville ou à la campagne ? Ces éléments suffiront à déterminer si vous êtes conducteur à risque du point de vue de l’assureur. Si tel était le cas, le montant de vos cotisations serait forcément revu à la hausse.

Dans un deuxième temps, la compagnie cherchera à en savoir plus au sujet du scooter. Quelle est la première date de mise en circulation ? Quelle est sa puissance ? A-t-il subi des modifications depuis que vous le possédez ? Ces paramètres vont, eux aussi, faire varier les tarifs. Enfin, l’assureur vous interrogera au sujet de l’utilisation que vous voulez faire de ce scooter. Vous servira-t-il à vous rendre sur votre lieu de travail ou uniquement dès le retour des beaux jours ? Combien de kilomètres allez-vous faire durant une année ?

Assuré au tiers : est-ce suffisant ?

Si vous êtes à la recherche d’une assurance scooter pas chère, vous êtes libre de ne pas choisir de garanties optionnelles. La loi impose en effet à tout conducteur de deux-roues de souscrire au moins à un contrat “au tiers”. Cette protection minimale suffit pour l’éventuelle indemnisation des dommages (à la fois corporels et matériels) que vous auriez pu causer au guidon d’un scooter.

Cependant, si vous êtes autorisé à circuler avec une assurance minimale, n’espérez pas être couvert à 100 % en cas d’accident. Un sinistre pour un scooter s’accompagne, dans la plupart des cas, d’une chute. Celui-ci va alors occasionner des dégâts importants sur le conducteur mais également sur le deux-roues. Dès lors, il peut être intéressant de privilégier les formules “tous risques” si vos moyens financiers vous l’y autorisent. Elles coûtent en effet bien plus chères que les formules de base. Pour en réduire le coût, n’hésitez pas à négocier avec votre assureur !

L’assistance et la protection juridique

Il serait idiot de réduire une protection scooter à sa seule capacité à vous indemniser en cas de problème. Les soutiens humain et logistique sont en effet tout aussi importants dans ce genre de circonstances. Par exemple, vous pourrez décider d’activer la garantie assistance. En cas de panne ou d’accident, elle vous permettra de dépanner sur place votre scooter ou de le remorquer vers un garage si le problème est plus important. Et si les réparations venaient à durer plusieurs jours, comment faire pour continuer à se rendre au travail ? C’est pour cette raison que certains contrats incluent le prêt d’un véhicule de location. À vous de décider si vous avez besoin d’un tel niveau de protection !

La protection juridique peut également vous être utile. Elle vous fera bénéficier de précieux conseils en cas de litige avec un tiers. En fonction de la formule pour laquelle vous optez, la compagnie d’assurance peut même organiser entièrement votre défense et vous représenter lors du procès. Attention, opter pour la protection juridique maximale fera très fortement grimper le montant des cotisations du futur contrat. N’oubliez pas de prendre en considération ce paramètre si vous cherchez les meilleurs tarifs !