Conseils pour optimiser le recouvrement de vos créances

recouvrement de vos créances

Sachant que 25% des faillites sont dues à des créances impayées ou en retard, et qu’un quart des actifs d’une entreprise représente en moyenne du crédit client, la mise en place d’une stratégie de recouvrement équilibrée et anticipée est essentielle. Par ailleurs, le recouvrement de créances représente un véritable enjeu pour les entreprises B2C et B2B dont les produits et services sont monétisés. Cette opération répond à la maîtrise du risque client ainsi qu’aux impératifs d’optimisation du fonds de roulement. Pour ce faire, deux options s’offrent à vous : faire appel à une société de recouvrement ou assurer le recouvrement des créances en interne.

Externaliser le processus de recouvrement des créances !

L’entreprise peut décider (ou non) d’externaliser tout ou partie du processus de recouvrement des créances, qu’il s’agisse de procédures judiciaires ou amiables. Si vous choisissez d’externaliser, vous pouvez faire appel aux services d’une société de recouvrement, d’un avocat, d’un assureur-crédit ou d’un huissier. Cette option est encore plus intéressante si l’entreprise collabore avec des débiteurs étrangers. Le recours à un prestataire externe permet aux PME et TPE de combler le manque de ressources internes compétentes. De plus, les prestataires proposent aujourd’hui des contrats flexibles afin d’adapter cette charge de travail à l’activité de votre entreprise. Si vous souhaitez bénéficier des services d’une société de recouvrement, vous pouvez vous rendre sur gestioncreditexpert.com.

Le pré recouvrement : une solution pour anticiper les retards de paiement !

Avant d’envoyer une relance, la mise en place d’une démarche de pré-collecte semble efficace pour mettre en place un processus de recouvrement facilité : définition des conditions générales de vente, étude de solvabilité, clauses commerciales dissuasives, garanties et limites de crédit adaptées. L’analyse et le suivi de la balance âgée (état des factures impayées et des factures émises, échues ou non) avant de segmenter les créances en fonction de la typologie des débiteurs : importance du client, tranches de retard de paiement, risques d’impayés et historique de la relation. Sur la base de cette segmentation, l’entreprise pourra effectuer des relances (généralement par téléphone) bien avant la date d’échéance. Ainsi, la phase de pré-recouvrement permet d’identifier les difficultés financières passagères du client ou un éventuel litige afin de proposer des solutions adaptées (si nécessaire) : échéancier de paiement, accord transactionnel, résolution du litige.

Obtenir un engagement de paiement avec un recouvrement amiable !

Une fois la facture échue : un défaut de paiement avéré vous permettra d’engager la procédure de recouvrement amiable afin d’obtenir, de la part du client défaillant, l’engagement de paiement sans nuire à votre relation commerciale. L’intervention du chef d’entreprise, plutôt que celle d’un agent de recouvrement, semble parfois plus efficace si les montants sont importants. Par ailleurs, vous pouvez recourir à différents systèmes de médiation pour résoudre les situations les plus litigieuses. De même, un cas de déséquilibre de pouvoir entre PME et grands groupes peut freiner des efforts de recouvrement trop importants par crainte de sanctions commerciales. Il faudra donc choisir la stratégie de recouvrement amiable en fonction des objectifs de votre entreprise.

 Il est essentiel de se concentrer sur les créances les plus importantes et les plus récentes pour générer rapidement de la trésorerie. Au contraire, l’entreprise peut se concentrer sur les créances plus anciennes si l’objectif est de minimiser les risques. Cependant, les relances doivent être scénarisées (adaptées à la nature des créances et au type de clients) et programmées à l’avance pour être efficaces. De plus, les messages de relance doivent être progressifs et continus.

Le recouvrement judiciaire : un ultime recours !

Le recouvrement contentieux ou recouvrement judiciaire est la dernière étape du processus de recouvrement. Si toutes les tentatives de négociation et de relances amiables ont échoué, vous pouvez saisir le tribunal compétent pour faire condamner le débiteur. En effet, la saisie d’un Tribunal compétent pour instruire votre dossier est impérative lorsqu’on adopte une procédure judiciaire. Il existe plusieurs procédures contentieuses pour le recouvrement des impayés, à savoir : l’assignation au fond, l’injonction provisoire ou l’injonction de payer.

L’injonction de payer est une procédure contentieuse peu coûteuse et rapide, qui permet à un créancier de contraindre le client débiteur à respecter ses engagements. Le tribunal statue sans convocation et sur la base d’un document à présenter au débiteur. Cette procédure est souvent appliquée dans le cas de petites créances impayées suite à une obligation contractuelle. La procédure au fond, en revanche, peut avoir lieu lorsqu’une créance est contestée. Dans ce cas, vous devez prendre des mesures conservatoires à l’encontre du débiteur. Cela permet de rendre indisponibles les biens saisissables du débiteur avant d’engager une action en justice. La saisie conservatoire permet également d’empêcher le débiteur de s’engager dans un procès coûteux et long afin de décourager le créancier.

Si aucune contestation sérieuse n’a été faite, une autre procédure judiciaire peut avoir lieu : la saisie conservatoire. Contrairement à l’injonction de payer ou à la procédure au fond, elle permet de condamner rapidement le client. En résumé, c’est à vous de choisir si vous voulez recouvrer vous-même vos dettes ou faire appel à une société de recouvrement.

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